Jeudi 8 octobre 2009
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16:42
Vous l'aurez remarqué, ce blog est tout pété. Le CSS part en sucette et c'est
plus compatible avec aucun navigateur. Plus personne ne passe ici et surtout pas moi.
Le cave-canem ne sera pas réparé, ne sera plus alimenté. "Leica" ce n'est
plus possible. Je me serai bien amusé à être ça mais maintenant je vais vivre ma vie à moi, la vraie.
À ceux qui me prennent pour un adolescent en crise, je réponds que je me
fiche de ce qu'ils en pensent. Cette réponse contribuera très certainement à les conforter dans cette idée. Je suis on ne peut plus conscient de ce que je fais. Merci, je vais
bien.
Je n'ai plus le temps d'être qui je ne suis pas. J'ai un futur à dessiner et
un présent à arrêter d'éviter.
PS : On se rassure, je ne vais pas non plus devenir un petit geek tout
désœuvré. j'ai trouvé un autre endroit où faire mon p'tit fou avec du CSS.
En soi, il n'y a peut-être qu'en risquant l'incohérence de
l'identité que la connexion est possible.
Judith Butler - 1993
Par Leica
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Dimanche 29 mars 2009
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20:14
À la lumière des récents événements, les Petits frères reprennent du service.
Même que ça va décaper violent dans les coins !
Changement de personnages, changement de situations, hors-forfait et coups dans le dos à l'horizon.
C'est ma Blanche qui va être contente...
Par Leica
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Samedi 14 février 2009
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20:54
Nicolas vient de saler généreusement les bananes poêlées pour le dessert et de
me l'annoncer avec un grand sourire.
Pourtant je l'aime encore...
Ce boulet a quand même l'audace d'ajouter "Si tu n'aimes pas, c'est que tu n'aimes pas le sucré-salé".
Nous n'avions pas prévu de fêter la Saint Valentin. Finalement mon cadeau c'est de rester avec lui, boulet.
Par Leica
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Dimanche 4 janvier 2009
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17:42
Je suis malade depuis une semaine. Les premiers jours, comme à chaque fois que
j'ai de la fièvre, j'ai le cerveau qui est parti en vrille. J'ai fait des siestes de six et des nuits de quatorze heures. Pendant tout ce temps, mon imagination a eu de quoi s'occuper. Deux
degrés en plus, ça vous bousille le métabolisme, ça vous crame les neurones. À chaque réveil, je listais les fruits de mon esprit fébrile.
J'ai résolu plusieurs conflits internationaux, inventé un nouveau concept de supports pour plantes vertes, trouvé des nouvelles lois physiques, calculé des objets
mathématiques très très compliqués dans l'espace vectoriel des kiwis, appliqué des calques Fireworks à la position de mon corps, visité Los Angeles, déjoué les plans d'un magnat du
chocolat, fugué en jeep, monté un réseau postal clandestin...
Le plus drôle, c'est que j'ai rêvé de la locataire qui a occupé l'appartement juste avant moi. Je ne l'ai jamais rencontrée dans le monde réel. Je me souviens
pourtant très bien m'être dit dans mon rêve qu'elle n'était pas du tout comme je l'imaginais.
Mise en abyme quand tu nous tiens...
Par Leica
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Vendredi 28 novembre 2008
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21:12
Ces derniers temps il y a une fébrilité sournoise dans l'air. Je m'engoue pour
des émotions inhabituelles avec un enthousiasme fourmillant. Mon humeur joue l'ambiguë, tantôt paisible et réfléchie, tantôt empreinte d'une rage sourde. Je fais des choses de tous les jours
d'une manière nouvelle et je fais des choses originales comme une routine. À dire vrai ça part un peu dans tous les sens et je n'arrive plus trop à situer mon état d'esprit. Je suis comme un
énorme paradoxe, j'attaque systématiquement par le côté où je ne regarde pas.
Je ne sais pas ce que c'est que cette "phase" dans laquelle je me trouve mais
je ne crois pas que ça me déstabilise particulièrement. En fait c'est comme si en ce moment tout ce que je ressentais était inédit. Je vis différemment la façon dont je me lave les mains, les
sensations du réveil un jour de classe, l'odeur des oranges ou le contact de mon foulard sur ma peau. J'ai même l'impression que je ne marche pas comme d'habitude.
Là où ça devient étrange c'est que je ne traverse aucun changement majeur dans
mon existence. Si encore j'étais en pleine mutation de mon quotidien, au paroxysme d'un grand questionnement ou à l'aurore d'un nouvel élan dans ma vie, je ne m'étonnerais pas de ces sensations
inconnues. Je n'explique donc rien. D'ailleurs je ne cherche pas à le faire. Ça aussi c'est nouveau.
Globalement, il y a quand même bien quelque chose de constant en ce moment
:
There's a fucking lack of Milk.
Par Leica
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Publié dans : la marmite
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