Mardi 6 mai 2008
J'ai fait le tour, j'ai écouté, j'ai attendu. Il reste un trou.

Dans ma vie il y a cette composante indispensable qui manque. J'avance, j'avance, mais je ne sais toujours pas à quoi elle ressemble. Pourtant c'est comme si je n'attendais plus qu'elle pour que tout s'articule, pour que les rouages se mettent en branle. Un projet, une idée, quelque chose d'inédit. C'est un accomplissement que je cherche.

Ce truc, il existe. Je le sais, je le sens, je le veux. C'est la clé qui fera le lien entre toutes les pièces du puzzle. Pour le moment les schémas que l'on me propose ne me conviennent pas parce qu'il n'ont pas été prévus pour moi. Je me perds dans des méandres qui ne font que singer ce à quoi j'aspire. Ça suffit un temps mais là je crois que j'ai passé l'âge des ersatz. Je veux du vrai, pas du vent. Il n'y a plus de brouillard dans la perception que j'ai de moi-même alors plus question d'attendre. Je crois que j'ai réussi à enfin baliser une conscience de mon identité, même approximative. Bien sûr cela apaise mais cela soulève aussi toutes les contradictions et tous les conflits entre qui je suis et ce que je suis. Je ne vais pas pouvoir faire indéfiniment le grand écart entre mon identité et ma vie sociale. J'ai besoin de recoller tout ça. Pour avancer.

Je n'ai trouvé nulle part la clé. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir cherché. Cette fois-ci il va falloir que je l'invente. Est-ce que ça me fait peur ? Bonne question. C'est le saut dans l'inconnu, la course vers le grand bain sans parachute, ni ceinture de sécurité. Ça devrait être terrifiant, ça devrait m'hérisser les poils des avant-bras. Oui mais non. La petite voix au fond de moi dit que j'en suis capable, que ça va le faire, que ça ne vaut pas le coup de m'exciter le palpitant. Orgueil ou pas, voyez-y ce qui vous plaît, je la crois, la voix.

    You gotta make your own kind of music
    Sing your own special song
    Make your own kind of music
    Even if nobody else sings along
                                The Mamas  & The Papas
                                Merci Leica pour ce cliché "Beautiful Thing" :D

Je ne sais même pas après quoi je cours. Mais, j'y vais. Je cours après des fantômes.
par Leica publié dans : la marmite communauté : La communauté indécise
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Lundi 21 avril 2008
Deux nuits je rêve de toi. Et c'est bien.

T'en dis quoi ?
par Leica publié dans : la marmite
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Dimanche 23 mars 2008
J'ai vu hier soir The Bubble (Ha-Buah). C'est le dernier film d'Eytan Fox, réalisateur israélien dont je connaissais déjà le moyen métrage Yossi & Jagger. Eh ben c'était 'achement bien. Et pas seulement parce que les acteurs qui jouaient Lulu et Ashraf étaient splendides !
En gros le pitch c'est trois jeunes (Noam, Lulu et Yali) qui partagent le même appart à Tel-Aviv, relativement épargnés par les conflits territoriaux et religieux. Ils vivent leur vie de jeunes, comme dans une bulle (d'où le titre, oui). Noam est malgré lui appelé en réserve dans le Tsahal à Naplouse. Lors d'un incident au checkpoint il fait la rencontre d'un Palestinien qui est très très très beau (Ashraf). Une fois son service fini, Noam revient à Tel-Aviv. Il revoit Ashraf. Forcément ils tombent amoureux. Les trois collocs décident d'aider Ashraf à rester en Israël et c'est la que ça part totalement en sucette. Pour résumer, y a des morts, des bombes, un char, des larmes et de la salive.
Après Yossi & Jagger que je n'avais pas trouvé supra transcendant, j'étais un chouilla sceptique. Mais là je dois dire que le film est vraiment bon, bien filmé, grave bien joué, poétique, réfléchi, frais, touchant et courageux. La Bo se paye même le luxe d'être sympatoche (entre autres Tom Mc Rae, Tim Buckley, Keren Ann et bien entendu la méga-star israélienne Ivri Lider). C'est pas le chef-d'oeuvre de l'année mais ça mérite tout à fait d'être vu.
Donc ben voilà quoi. Hier juste avant de me coucher, j'étais tout chose, comme d'hab. Couplons ça au fait que je traverse (encore) une période riche en questionnement, qu'Amélie est loin et que je suis amoureux(se) et tout de suite on imagine mieux les papillons dans le ventre que je peux avoir. C'est à ce moment précis que vous attendez tous la phrase cliché, la phrase Beverly Hills, "je sais plus trop où j'en suis". Par souci de ne pas vous décevoir, je lache le morceau. Eh bien non, je ne sais plus trop où j'en suis. Mais ça va. Disons que je sais très bien ce que je fais, la question est plutôt de savoir si j'ai envie de continuer comme ça. Vous n'en saurez pas plus, en tous cas pas ici, pas maintenant.

NB : Ma Blanche, tu sais très bien que malgré tout ce que je dis sur Yossi & Jagger, j'aime toujours les petits lapins dans la neige...
par Leica publié dans : la marmite communauté : La communauté indécise
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Samedi 26 janvier 2008
    J'ai commencé ce matin ma nouvelle pour le concours organisé par la bibliothèque de mon école. Le thème est l'attente. Je retrouve le plaisir des exercices d'écriture cadrés. Ça me change un peu de mes textes sortis des tripes sans rinçage, directement du prodcuteur à l'assiette du consommateur, ou des petits frères over-retravaillés pour pas grand chose au final.
Je fais dans le mordant pathétique et j'avoue que ça me plaît assez. Mon personnage s'en prend plein la geule avec la vie ou justement ne s'en prend pas assez (ce qui revient au même). Ça me motive.

    Ma dernière soirée a été occupée par le visionnage des Courts mais gays Tome 8. Ils sont inégaux mais j'ai passé un très bon moment. Seule dans mon appartement, à les regarder jusqu'à des heures indues je me suis rendue compte combien je m'étais attachée à toute la tribu. C'est étrange que sans les avoir jamais vus ils me soient si familiers, si accessibles.
Je me rends compte aussi que même en rapprochant les morceaux de mon identité le mieux possible ça ne fera jamais qu'un puzzle. La binarité, ce n'est pas fait pour moi et ça commence à me taper sérieusement sur le système. Je ne me plais plus dans aucun schéma. Il y a du bon dans chaque mais ça ne suffit pas. Je ne suis ni l'un, ni l'une.


    Alors avec Buck65 en fond sonore, ce weekend m'a donné des envies de mises au clair avec ceux qui m'accompagnent. Va falloir qu'ils comprennent. Va falloir qu'ils s'habituent.


PS : Nicolas, on dit "une vis" et "une écrevisse".
par Leica publié dans : la marmite communauté : La communauté indécise
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Dimanche 25 novembre 2007
Je suis entre deux eaux. Je m'éloigne, je me rapproche. Un jour avec, un jour sans.
En fait beaucoup plus de jours avec.
Y a rien à y faire, ça part pas. Ça ne m'étonne pas puisque je fais tout pour alimenter ça. Si encore j'avais envie que ça me passe...

Le bon point c'est que j'ai retrouvé la confiance. Le bout de mes doigts est à nouveau rempli de malice. Avec ou sans écriture, je suis pleine d'entrain. Il y a même certains jours où j'accepte qu'on m'appelle Mademoiselle. C'est pour dire ! Donc oui de ce côté-là, le climat est plus sain. Je ne sais pas du tout où je vais mais j'y vais sûrement.

N’en déplaise à Romain et Joseph, la liberté n’apporte pas plus d’innocence. Si j’avance dans du coton ce n’est pas que je craigne les chocs. J’ai peur d’érafler, peur de casser ce qui va bien, ceux qui vont bien. Je ne veux pas les impliquer alors qu’ils occupent toutes mes pensées. C’est d’une absurdité sans nom.

Il est là chaque jour à faire un peu plus son délicieux, à ne pas me décevoir. Entre ma théière et l’albâtre, j’ai le cœur qui tourne à plein régime. Je ne suis pas tiraillée, je n’hésite pas. Je suis occupée. Il n’y pas de sacrifice à préférer à un autre, pas de choix à faire. La situation n’est même pas conflictuelle. En soi la vie est belle. J’ai les joues rosies, des papillons plein le ventre et je cabriole.

Il faut que j’arrête d’avoir peur de faire mal. Les interactions sociales se font dans les deux sens. Je n’ai pas à gérer leurs vies. Je serai peut-être le grain de sable dans leurs rouages bien huilés. Et puis ? Ils n’avaient qu’à prévoir mon cas. C’est ainsi. C’est.
A partir de maintenant le colosse reprend ses aises.



Dis Belle, on se fait un ponton à Noël ?

par Leica publié dans : la marmite communauté : La communauté indécise
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