Vendredi 14 septembre 2007

Et si déjà elle me manquait ?  Et si de seulement la savoir au loin suffisait pour créer le vide ? Pas de pincements de cœur, ni de larmoiements, pas même un soupir. Mais faut-il vraiment tout cela pour sentir son absence ? J’ai ce trou noir dans mon ventre qui me glace les côtes comme un courant d’air. Je suis fébrile.
Ma douce s'en est allée pour dix mois écrire sa vie dans de froides contrées. Cela ne fait qu’une poignée de jours qu’elle a pris son avion. Mais… L’expérience vient contredire le dicton populaire qui veut que les amitiés et les amours flétrissent par soif de proximité. S’il y a une personne que j’ai à l’esprit en ce moment, quelqu’un à qui je pense avec tendresse chaque matin, c’est bien elle. Neuf mois et demi nous attendent encore pour prouver que notre relation fait contre-exemple, que notre attachement est plus coriace qu’une armée de kilomètres. Je n’ai pas peur.
N’avoir plus de ses nouvelles que par webcam, messagerie ou mails interposés est certes douloureux mais l’on s’y fait. Il ne reste plus que la certitude de notre sincérité pour nous assurer que la réciprocité de nos sentiments est toujours présente des deux côtés. Rien d’autre pour vérifier que la flamme n’a pas été soufflée dans les yeux de l’autre. Cette confiance aveugle que nous avons en la ténacité de nos liens me semble inébranlable. Envisager que nous puissions perdre le secret du ponton est une idée trop improbable pour dépasser être viable. J’ai la foi.
Elle nage vers son futur. Devant elle tout ressemble à une promesse. Va, vis, découvre et étreins. L’étendue blanche qu’elle dévore reflète la nouvelle page que j’ai décidé de noircir. Il aura fallu son départ pour que le cahier revoie ma plume. Avions-nous déjà été si bien synchronisées ? Nos deux énergies sont accordées. Je vogue.

Prends ton temps. Je suis dans chacune de tes ombres.

par Leica publié dans : Elle
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Jeudi 9 août 2007
Je me réconcilie avec quelques fantômes du passé. C'est comme une nouvelle rencontre. D'un oeil lavé et d'une écoute nouvelle, je les redécouvre dans la beauté qui m'avait fait les aimer autrefois. Les liens tissés avec eux ne pouvaient pas périr. J'apprends à les arpenter de nouveau comme autant de filets invisibles déployés entre eux et moi. Il fait bon ressentir cette chaleur amie à leur contact.

Le monde autour de moi change. De mon côté je grandis, j'évolue. Je m'adapte.
Les engouements passés ne sont pas voués à disparaître. Ils sont voués à être relus encore et toujours. Ils s'éclairent d
es nouvelles rencontres. Ils se fondent dans la masse des références. Nous avons une histoire commune, des chemins parcourus ensemble. Je rejouerai les scènes du passé avec de nouveaux comédiens, de nouveaux décors, une mise-en-scène retravaillée. Mais au fond c'est toujours le même texte que l'on joue, celui qui sait vous parcourir l'échine, le seul.

Tant que le monde changera, je continuerai à relire et à relier les pages de mon passé à la lumière de mon présent.

Je sens un vent inédit. Une étape est en train d'être franchie. La fin d'une époque. La traversée des cieux s'achève face à de doux horizons. De quoi la suite sera-t-elle faite ? Tâche à moi de l'écrire.

Et bientôt mon phare qui s'en va loin d'ici...



A toi ma Belle, ma douce amie
par Leica publié dans : la marmite
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Jeudi 12 juillet 2007
Par ordre d'importance, je veux qu'on répare :
- mon chat
- mon bonsaï
- mon jean

C'est urgent pour le chat.
Si vous êtes un dieu quelconque, merci de me contacter le plus rapidement possible.

Merci.
par Leica publié dans : cave-canem
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Lundi 18 juin 2007
Les voici, ceux que j'avais promis il y a déjà trop longtemps.

« Liam ? Qu’est-ce que tu as ? » Je suis gravement heureux. « Réponds-moi. Tu me fais peur ! » Je souris, enveloppé d’une  douce béatitude. C’est comme une illumination. Face à moi, l’infini se dessine avec un goût d’éternité. Il s’étend sur moi. « Mais tu trembles. Tu as froid ? » Et en faisant signe que non, je me mets à sangloter. John m’embrasse les yeux pour les sécher. Je roule sur le côté, recroquevillé en position foetale. Il s’imbrique contre moi, il est une seconde peau. Nos respirations s’accordent. Nous ne sommes qu’un. Soudé à lui, je m’endors. Et je rêve d’ogres qui réchauffent les petits enfants perdus.

Je me réveille en milieu de nuit. Obscurité. Je cherche sa présence. Où es-tu ? Je perçois heureusement son souffle, rassurant. Je n’ai pas froid. John avait pris soin de me couvrir comme on borde un enfant tombé de fatigue sur son lit. J’attrape son bras gauche et sombre à nouveau dans le sommeil. Douce ivresse.

Petit matin. La chambre sent encore le sommeil de deux corps entrelacés. John s’est levé tôt et comme toutes les fois où il part avant Liam, il a laissé au pied du lit un message griffonné sur un morceau de papier. À son réveil Liam l’aura trouvé.


Extrait de "Liam, la tête dans les étoiles"
par Leica publié dans : le placard
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Dimanche 6 mai 2007
Monde de merde...
par Leica publié dans : cave-canem
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