Dimanche 25 juin 2006
Depuis une semaine j'ai des trous dans les pieds. On va bientôt les confondre avec deux belles tranches d'emmental
si ça continue ainsi. Les trous apparaissent parfois par deux, parfois par trois et dans de plus rares cas chacun leur tour. Le tout est assez symétrique, joliment partagé entre les deux pieds.
Je m'y habitue peu à peu, j'apprivoise mes trous, j'apprends à les connaître. Un peu comme de nouveaux amis en somme.
M'enfin pour des nouveaux amis, je les trouve quand même bien éprouvants. Ils tiraillent, ils piquent, ils pleurent, ils brûlent lorsque l'on se frotte à eux. Finalement ils font tout pour qu'on n'oublie surtout pas leur présence. A chaque pas ils prennent bien garde de se signaler histoire qu'on mesure bien la différence avec la vie d'avant, la vie sans eux.
Vous devez vous demander ce qu'ils font là mes p'tits trous. La faute à des chaussures neuves au cuir encore un peu trop dur. D'aspect extérieur inoffensif, on ne se méfie pas de ces jolies ballerines noires. Elles ont l'air si bien élevées, si gentilles ! Et pourtant... L'intérieur est comme une seconde peau. Formidable me direz-vous ! Eh bien non car cette seconde peau a une fâcheuse tendance à vouloir insidieusement se substituer à la première. La vraie peau, l'authentique, la naturelle, la tendre aimerait bien rester dans le coin mais celle de la chaussure fait la loi. Elle s'incruste dans les chairs. Forcément, il y a des fois où ça fait un tout petit peu mal.
J'ai maintenant les deux pieds constellés de pansements, de bandes préventives anti-ampoules (lumineuse idée la prévention !). Quand j'enlève mon attirail, je fais à chaque fois la tournée des volcans italiens. Ici c'est l'Etna, là le Stromboli, un peu plus loin le Vésuve... Que de cratères !
Pour épargner un peu le reste de chair dont je dispose j'ai changé de chaussures. Mais rien n'est perdu, hier j'ai eu un nouveau trou à cause d'un pansement qui frottait contre une lanière. Et si j'ouvrais un parc de vulcanologie ? Si je fais payer l'entrée, je pourrai peut-être même économiser pour m'acheter de nouvelles chaussures. Une pointure au-dessus. Cette fois-ci.
M'enfin pour des nouveaux amis, je les trouve quand même bien éprouvants. Ils tiraillent, ils piquent, ils pleurent, ils brûlent lorsque l'on se frotte à eux. Finalement ils font tout pour qu'on n'oublie surtout pas leur présence. A chaque pas ils prennent bien garde de se signaler histoire qu'on mesure bien la différence avec la vie d'avant, la vie sans eux.
Vous devez vous demander ce qu'ils font là mes p'tits trous. La faute à des chaussures neuves au cuir encore un peu trop dur. D'aspect extérieur inoffensif, on ne se méfie pas de ces jolies ballerines noires. Elles ont l'air si bien élevées, si gentilles ! Et pourtant... L'intérieur est comme une seconde peau. Formidable me direz-vous ! Eh bien non car cette seconde peau a une fâcheuse tendance à vouloir insidieusement se substituer à la première. La vraie peau, l'authentique, la naturelle, la tendre aimerait bien rester dans le coin mais celle de la chaussure fait la loi. Elle s'incruste dans les chairs. Forcément, il y a des fois où ça fait un tout petit peu mal.
J'ai maintenant les deux pieds constellés de pansements, de bandes préventives anti-ampoules (lumineuse idée la prévention !). Quand j'enlève mon attirail, je fais à chaque fois la tournée des volcans italiens. Ici c'est l'Etna, là le Stromboli, un peu plus loin le Vésuve... Que de cratères !
Pour épargner un peu le reste de chair dont je dispose j'ai changé de chaussures. Mais rien n'est perdu, hier j'ai eu un nouveau trou à cause d'un pansement qui frottait contre une lanière. Et si j'ouvrais un parc de vulcanologie ? Si je fais payer l'entrée, je pourrai peut-être même économiser pour m'acheter de nouvelles chaussures. Une pointure au-dessus. Cette fois-ci.
