Dimanche 23 mars 2008
J'ai vu hier soir The Bubble (Ha-Buah). C'est le dernier film d'Eytan Fox, réalisateur israélien dont je connaissais déjà le moyen métrage Yossi & Jagger. Eh ben c'était 'achement bien. Et pas seulement parce que les acteurs qui jouaient Lulu et Ashraf étaient splendides !
En gros le pitch c'est trois jeunes (Noam, Lulu et Yali) qui partagent le même appart à Tel-Aviv, relativement épargnés par les conflits territoriaux et religieux. Ils vivent leur vie de jeunes, comme dans une bulle (d'où le titre, oui). Noam est malgré lui appelé en réserve dans le Tsahal à Naplouse. Lors d'un incident au checkpoint il fait la rencontre d'un Palestinien qui est très très très beau (Ashraf). Une fois son service fini, Noam revient à Tel-Aviv. Il revoit Ashraf. Forcément ils tombent amoureux. Les trois collocs décident d'aider Ashraf à rester en Israël et c'est la que ça part totalement en sucette. Pour résumer, y a des morts, des bombes, un char, des larmes et de la salive.
Après Yossi & Jagger que je n'avais pas trouvé supra transcendant, j'étais un chouilla sceptique. Mais là je dois dire que le film est vraiment bon, bien filmé, grave bien joué, poétique, réfléchi, frais, touchant et courageux. La Bo se paye même le luxe d'être sympatoche (entre autres Tom Mc Rae, Tim Buckley, Keren Ann et bien entendu la méga-star israélienne Ivri Lider). C'est pas le chef-d'oeuvre de l'année mais ça mérite tout à fait d'être vu.
Donc ben voilà quoi. Hier juste avant de me coucher, j'étais tout chose, comme d'hab. Couplons ça au fait que je traverse (encore) une période riche en questionnement, qu'Amélie est loin et que je suis amoureux(se) et tout de suite on imagine mieux les papillons dans le ventre que je peux avoir. C'est à ce moment précis que vous attendez tous la phrase cliché, la phrase Beverly Hills, "je sais plus trop où j'en suis". Par souci de ne pas vous décevoir, je lache le morceau. Eh bien non, je ne sais plus trop où j'en suis. Mais ça va. Disons que je sais très bien ce que je fais, la question est plutôt de savoir si j'ai envie de continuer comme ça. Vous n'en saurez pas plus, en tous cas pas ici, pas maintenant.

NB : Ma Blanche, tu sais très bien que malgré tout ce que je dis sur Yossi & Jagger, j'aime toujours les petits lapins dans la neige...
par Leica publié dans : la marmite communauté : La communauté indécise
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Samedi 26 janvier 2008
    J'ai commencé ce matin ma nouvelle pour le concours organisé par la bibliothèque de mon école. Le thème est l'attente. Je retrouve le plaisir des exercices d'écriture cadrés. Ça me change un peu de mes textes sortis des tripes sans rinçage, directement du prodcuteur à l'assiette du consommateur, ou des petits frères over-retravaillés pour pas grand chose au final.
Je fais dans le mordant pathétique et j'avoue que ça me plaît assez. Mon personnage s'en prend plein la geule avec la vie ou justement ne s'en prend pas assez (ce qui revient au même). Ça me motive.

    Ma dernière soirée a été occupée par le visionnage des Courts mais gays Tome 8. Ils sont inégaux mais j'ai passé un très bon moment. Seule dans mon appartement, à les regarder jusqu'à des heures indues je me suis rendue compte combien je m'étais attachée à toute la tribu. C'est étrange que sans les avoir jamais vus ils me soient si familiers, si accessibles.
Je me rends compte aussi que même en rapprochant les morceaux de mon identité le mieux possible ça ne fera jamais qu'un puzzle. La binarité, ce n'est pas fait pour moi et ça commence à me taper sérieusement sur le système. Je ne me plais plus dans aucun schéma. Il y a du bon dans chaque mais ça ne suffit pas. Je ne suis ni l'un, ni l'une.


    Alors avec Buck65 en fond sonore, ce weekend m'a donné des envies de mises au clair avec ceux qui m'accompagnent. Va falloir qu'ils comprennent. Va falloir qu'ils s'habituent.


PS : Nicolas, on dit "une vis" et "une écrevisse".
par Leica publié dans : la marmite communauté : La communauté indécise
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Dimanche 25 novembre 2007
Je suis entre deux eaux. Je m'éloigne, je me rapproche. Un jour avec, un jour sans.
En fait beaucoup plus de jours avec.
Y a rien à y faire, ça part pas. Ça ne m'étonne pas puisque je fais tout pour alimenter ça. Si encore j'avais envie que ça me passe...

Le bon point c'est que j'ai retrouvé la confiance. Le bout de mes doigts est à nouveau rempli de malice. Avec ou sans écriture, je suis pleine d'entrain. Il y a même certains jours où j'accepte qu'on m'appelle Mademoiselle. C'est pour dire ! Donc oui de ce côté-là, le climat est plus sain. Je ne sais pas du tout où je vais mais j'y vais sûrement.

N’en déplaise à Romain et Joseph, la liberté n’apporte pas plus d’innocence. Si j’avance dans du coton ce n’est pas que je craigne les chocs. J’ai peur d’érafler, peur de casser ce qui va bien, ceux qui vont bien. Je ne veux pas les impliquer alors qu’ils occupent toutes mes pensées. C’est d’une absurdité sans nom.

Il est là chaque jour à faire un peu plus son délicieux, à ne pas me décevoir. Entre ma théière et l’albâtre, j’ai le cœur qui tourne à plein régime. Je ne suis pas tiraillée, je n’hésite pas. Je suis occupée. Il n’y pas de sacrifice à préférer à un autre, pas de choix à faire. La situation n’est même pas conflictuelle. En soi la vie est belle. J’ai les joues rosies, des papillons plein le ventre et je cabriole.

Il faut que j’arrête d’avoir peur de faire mal. Les interactions sociales se font dans les deux sens. Je n’ai pas à gérer leurs vies. Je serai peut-être le grain de sable dans leurs rouages bien huilés. Et puis ? Ils n’avaient qu’à prévoir mon cas. C’est ainsi. C’est.
A partir de maintenant le colosse reprend ses aises.



Dis Belle, on se fait un ponton à Noël ?

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Samedi 20 octobre 2007

Si j’avais su que les rêves jouaient ce genre de tours, je me serai méfiée, je ne les aurais pas écoutés. Mais voilà. Je suis tombée la tête la première comme une collégienne au printemps. Est-ce que j’ai tout inventé ? Je ne sais même plus.

Je ne vois pas comment je pourrais l’avoir et de toute façon je ne suis même pas sûre de le vouloir. Il est juste là à portée de main, de plus en plus grand. A croire qu’il s’agrippe, que ça ne lui fait pas peur, tout ça.

Mon cœur est en purée de marrons, mes émotions décolorent au soleil. Si je continue sur cette corde-là, y en a une qui va se péter la gueule. A ne plus savoir sur quel pied danser, c’est dingue comment on peut s’éclater les genoux en moins de deux.

J’étais inébranlable et maintenant le moindre souffle de vent me met à terre. Les gens ne sont pas dupes. Ils doivent bien voir que le colosse n’a plus les pieds si solides. C’était tellement facile avant. Evidemment que ça me plaît cette difficulté en plus. C’est comme un challenge à relever. Mais là, jouer avec le cœur, c’est vraiment pas du jeu. En plus dans la vraie vie, c’est pas comme avec la Super Nintendo, tu peux pas faire pause ni abandonner la partie. Mais p****n ! Pourquoi est-ce qu’il est venu comme ça sans crier gare ?

Tu la craignais ta mise à l’épreuve, Leica ? Et ben, ça y est, tu l’as. T’es en plein dedans ma cocotte et va falloir t’en sortir sans trop d’ecchymoses. Je ne parle même pas des éventuels dommages collatéraux… J’avais juré de ne pas abîmer mais là, les dernières semaines chamboulent tout. Ça va être à ton tour de prouver que tu as bien compris la leçon. Pour ma part, j’ai déjà assez de mes démons à gérer. J’ai peur que tu manques, que tu souffres d’un éloignement que tu t’inventerais, que tu ne trouves plus mon ombre. C’est pas tes oignons. J’aimerais bien croire à cette phrase, tu sais.

Alors on va faire comme d’habitude. Surmonter ça au mieux en faisant le moins de taches possibles. L’hiver va être long.

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Lundi 8 octobre 2007

Cette humeur maussade, ce manque d’envie, c’est à cause de toi. Avec tes gestes délicats et ta peau laiteuse, tu es venu tout effriter. Je n’avais pas besoin de tes sourires, de tes poignées de mains, ni de tes rires. Ma vie d’avant me convenait comme ça. Tu as voulu plus. Tu m’as réduit à attendre chacune de nos entrevues. As-tu pensé une seule seconde à ce que tu détruisais ? Tes yeux d’albâtre m’ont happé sans pitié. Je ne saurai pas me relever indemne.
Chaque heure qui passe est une torture. Je suis dans un gouffre, au milieu de rien, à chercher quelque chose que tu as avorté. Sais-tu qu’hier matin, je frémissais de devoir te faire face, de te trouver froid alors que pendant deux jours avant nous avions été si brûlants ? J’ai aimé chacun des moments que nous avons passés ensemble. Je ne demandais pas plus. La chaleur de ta main trouvant la mienne avait effacé mes peurs. Tu avais réussi à me faire aimer qui j’étais avec toi. As-tu vraiment oublié nos cœurs qui battaient si forts que l’on croyait les achever ? Ton âme ne peut pas avoir été si douce et être maintenant si vide. J’avais mis en toi toute une sincérité. J’ai cru que la clandestinité nous rendait les plus forts. Nous aurions pu supporter leurs regards, nous aurions pu être libres. Le courage dont tu as manqué, j’en aurais eu pour deux. Si seulement tu avais cru en nos promesses...   
Tu m’as laissé tomber en me brisant les côtes. Je t’en veux d’avoir choisi à ma place. Cette part de moi, tu n’avais pas le droit de la gâcher. Je reste seul à compter les morceaux de nous plantés dans mon coeur.
Tu as la gorge blanche et tu le sais trop bien.
 

par Leica publié dans : la marmite communauté : La communauté indécise
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